Retours du SPEZI 2026

· rouler leger

Entre les essais, les échanges et les véhicules présentés, certaines évolutions sautent aux yeux

Lors du salon SPEZI 2026, les véhicules intermédiaires ont démontré leur montée en puissance. Au-delà des innovations techniques, c’est surtout l’évolution des usages et la maturité croissante du secteur qui marquent cette édition.

Le nouveau site de Fribourg-en-Brisgau semble également accompagner cette dynamique. Située dans un territoire fortement marqué par la culture cyclable, cette nouvelle implantation a permis d’attirer un public varié, déjà sensibilisé pour partie aux enjeux des mobilités alternatives et curieux de découvrir des solutions plus concrètes.

Des véhicules de plus en plus aboutis

Cette année, le salon confirme une évolution importante : on passe progressivement de l’expérimentation à des solutions réellement utilisables au quotidien. La majorité des véhicules présentés sont aujourd’hui déjà commercialisés, prêts à l’emploi, et pour ceux qui le nécessitent, homologués.

Les prototypes restent présents, mais ils ne sont plus majoritaires. Ils permettent désormais davantage d’explorer les évolutions futures du secteur que de représenter l’essentiel des modèles exposés.

Les avancées technologiques observées sont également plus concrètes : amélioration de l’autonomie, meilleure intégration des systèmes électriques, véhicules plus robustes, plus confortables et davantage adaptés aux usages réels. Ces évolutions renforcent progressivement leur crédibilité pour une utilisation quotidienne.

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La curiosité se transforme en un intérêt réel

Les échanges avec les visiteurs le montrent bien : les questions sont plus précises, les besoins mieux définis et les cas d’usage de plus en plus concrets, qu’il s’agisse des déplacements du quotidien, des usages professionnels ou familiaux, des voyages au long cours.

Certains visiteurs comparent plusieurs modèles, reviennent tester un véhicule une seconde fois ou posent des questions très concrètes sur l’entretien ou les capacités de transport…

Les VELIs commencent progressivement à être perçus comme de véritables solutions de mobilité et non plus uniquement comme des objets atypiques ou expérimentaux.

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Un changement d’image en cours

Une autre mutation apparaît : celle de l’image des véhicules intermédiaires.

Longtemps perçus comme marginaux ou atypiques, les VELIs bénéficient aujourd’hui d’une visibilité nouvelle. Leur présence en nombre, leur design plus abouti et leur mise en situation réelle contribuent à faire évoluer les représentations.

Cette évolution semble également élargir progressivement le profil des visiteurs du salon. Après une première phase portée surtout par des pionniers ou des publics déjà convaincus, les VELIs attirent désormais des personnes aux profils beaucoup plus variés.

Pour certains, Il s’agit de trouver une solution de mobilité qui est plus adaptée au quotidien, pour d’autres continuer de se déplacer en pratiquant une activité physique, ou disposer d’un véhicule plus cohérent avec leurs usages réels. Les VELIs commencent ainsi a dépassé le cercle des “avants-gardistes”

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une filière en pleine structuration

La diversité des 132 constructeurs présents, la multiplication des modèles et la visibilité croissante des acteurs témoignent d’un secteur qui se professionnalise progressivement. Les échanges entre fabricants, associations et visiteurs montrent que l’on passe peu à peu d’initiatives isolées à une véritable dynamique collective à l’échelle européenne.

Cette structuration joue un rôle essentiel : elle renforce la crédibilité des VELIs, facilite leur diffusion et participe à construire un écosystème plus lisible pour les utilisateurs comme pour les acteurs publics.

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et sur la piste ça se voit !

Sur la piste comme sur les stands, la prise en main des VELIs apparaît de plus en plus intuitive. Même pour des visiteurs découvrant ces véhicules,

Tout au long du salon, les essais s’enchaînent presque en continu. Les visiteurs observent, échangent entre eux, comparent les sensations de conduite et reviennent tester plusieurs modèles au cours de la journée.

La piste devient ainsi un espace d’échange et d’observation, où les véhicules ne sont plus seulement présentés de manière statique mais réellement expérimentés dans des conditions proches des usages réels.